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Son premier plan de peuplement à Perth ayant été
couronné de succès, le gouvernement britannique ne
demandait pas mieux que d'encourager ses soldats à
demeurer au Canada. Ce peuplement permettait ainsi
d’y assurer une présence loyale en cas d'attaque
américaine et offrait également aux hommes un
moyen d’assurer leur subsistance, la
Grande-Bretagne étant surpeuplée et en pleine
récession.
Après la bataille
de Chippawa en 1814, le 100e Régiment quitte
le sud de l’Ontario et remonte le
Saint-Laurent, pour rejoindre le poste central
de commandement britannique dans la ville de
Québec. En 1818, le régiment est dissout et
les soldats se voient offrir le choix de
rentrer en Grande-Bretagne ou de recevoir une
terre du canton nouvellement arpenté de
Goulbourn. Pour la plupart, dont de nombreux
officiers (qui continuent de recevoir la
moitié de leur solde), ils acceptent la
généreuse offre et sont transportés avec leur
famille vers le haut de la rivière Ottawa, à
Richmond Landing, juste au-dessous de la chute
des Chaudières. Après avoir installé leur
campement temporaire, fait d’abris en toile,
les hommes commencent à ouvrir une route
menant à Bell's Corners et, vers le sud, à
Chapman’s Ranch sur la rivière Jock, où un
magasin y a été construit. Pendant ce temps, à
cinq kilomètres en amont, des bûcherons
canadiens-français, à l'emploi de Philomen
Wright, travaillent à construire des
installations d'hébergement plus permanentes
sur le futur emplacement de Richmond. Sous
l'intendance du Capitaine Burke, les soldats
du 100e Régiment furent officiellement
réformés, reçurent leur pension et un document
indiquant l’emplacement de la terre qui leur
était attribuée. La vie de ces hommes changera
alors radicalement, les menant vers un avenir
inconnu voué à défricher des terres et des
forêts vierges afin d’y établir leurs maisons
et leurs fermes.
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